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Exposition Serge Poliart

En invitées : L. Delooz, C. Kirkpatrick et G. Van der Wielen
Date : vendredi 29 mars 2019 (19:30) > dimanche 28 avril 2019
Adresse : Rue Docteur Colson, 8 - 1430 Rebecq
Remarque : Moulin d’Arenberg, Rebecq



Au programme :


SERGE POLIART
L'en-dehors
Tout créateur est, à l'origine tout au moins, un danger pour nos sociétés gérées par la dictature du travail. La machine à profit qui fait tourner le monde ne tolère pas qu'au lieu de se plier à l'esclavage quotidien, quelques individus en viennent à gripper ses rouages en préférant vivre selon leurs désirs. Artistes, poètes, bâtisseurs de rêves, que l'aristocratie traitait en larbins et la bourgeoisie en parasites, n'avaient pour manifester leur existence que l'insolence du défi, sous peine de s'abimer dans l'obédience servile. Si respectable que soit la tentation de conchier les rituels millénaires de la religion, des préjugés, des idées reçues, uniformément bâties sur la prédation, la compétition, la concurrence, nous connaissons les limites de la contestation et des aboiements de la révolte. Bruler une banque ou piller un supermarché, ce n'est pas détruire le système d'oppression et de mensonge, qui nous empêche de respirer l'air du large, là où battent les vagues de la vie océanique. Nous sommes confrontés à une grisaille de l'existence dont nous sommes seuls – et cependant innombrables – à vouloir nous extirper avec la colère d'une joie de vivre à réinventer chaque jour.
L'art de serge Poliart, c'est de gratter où ça irrite. A nous de faire le reste. « Il y a, disait Scutenaire, des choses dont on ne rit pas. Pas assez ! ». La grande moquerie d'un monde sinistre est un premier pas vers la jubilation qui, trop secrètement, nous habite, celle de foutre en l'air toutes les formes d'oppression !
 
LISETTE DELOOZ
S’il fallait trouver un fil conducteur dans l’œuvre abondante de Lisette Delooz ce pourrait être l’intérêt qu’elle porte aux différents aspects que peut prendre le corps en dehors de la vision habituelle (tératologie, momies,  squelettes, organes internes,  gueules cassées de la guerre 14-18, zoomorphisme, vieillesse). Ces représentations qui peuvent paraitre morbides sont détournées par leur côté burlesque et par l’humour. Une racine prendra apparence humaine, une tête de grenouille surmontera un corps de femme. Elle s’intéresse aussi aux modifications que les gens apportent à leur image comme les déguisements de carnaval et les masques.

GENEVIEVE VAN DER WIELEN
Chez cette artiste, à plus d’un titre atypique, dont l’œuvre s’égrène sans discontinuer depuis ses début selon un imperturbable sens de la perturbation des règles de la bienséance ; certaines particularités sont des constantes. Ainsi en est-il de l’exploitation picturale des sources de lumière, qui sont peut-être à prendre comme un souvenir des maitres hollandais du passé. Centrifuge ou centripète, la lumière n’est pas seulement projetée pour attirer l’attention sur tel ou tel élément du tableau. Elle organise l’espace et les chorégraphies qui s’y donnent à voir, et tendent l’atmosphère, dans tous les sens du terme, cela parfois jusqu’à la détente.

CLAIRE KIRKPATRICK
Professeur à la Cambre où elle crée la section céramique dans l’atelier de restauration d’œuvres d’arts. Fait partie du collectif « Quinconce ». Une attitude chez quelqu’un me séduit. Pour la faire, je me sers d’un long museau de loup, d’une truffe, de grandes oreilles, du corps d’un oiseau, d’une plume et l’humain se mêle à l’animal pour parler de nous … mon plaisir.

29.03 (vernissage 19h30)
Entrée libre
Les w-e de 14h à 18h, en semaine sur RV.

Infos
: 067 63 70 67